IN
MEMORIAM
Jean
Louis JEANDEL nous a quittés au mois de Juin 2003

Nous étions une vingtaine d'AETD
aux obsèques qui ont été célébrés le 25 Juin 2003 à Toulon.
Joseph HENRI n'ayant pas pu assister à la cérémonie, a demandé à ce que soit publié
l'hommage qu'il rend à son ancien et ami.
"Mon Cher Jeandel,
Tu viens de nous quitter, bien trop tôt.
A Vogüé, nous avons tous regretté ton absence sans savoir que nous ne t'y reverrions
plus, toi un des piliers de Vogüé par ta bonne humeur et ta présence indéfectible.
Présence indéfectible déjàil y a plus de 40 ans, lorsque jeune Sergent, je suis
arrivé d'Algérie à Fréjus et que tu m'as accuelli à bras ouverts, les tournois
de Volley Ball, les repas en famille...
Présence ancienne aussi, il y a plus de 60 ans lorsque tu es parti avec mon frère
Pierre pour la Chine, afin d'échapper à l'occupation japonaise.
Tu as fait partie de ma vie, tu resteras dans ma mémoire à jamais.Tant que Vogüé
continuera à nous rassembler, nous te ferons une place parmi nous dans la famille
que nous formons.
Nous t'adressons à ta famille, ton épouse, tes enfants, tes petits enfants, notre
soutien dans cette épreuve et leur assurons qu'ils peuvent compter sur nous.ILs
seront toujours les bienvenus àVogüé."
Allocution de Henri LIPERE aux obsèques
"Mon Cher Jean-Louis,
C'est une épreuve pour moi de t'adresser ces quelques paroles, non pas d'adieu,
mais d'au revoir.
Des AETD présents ici aujourd'hui, comme tes amis du Var, de Marseille et d'ailleurs,
tu étais et es pour moi plus qu'un camarade d'école, plus qu'un ami : un frère.
Je suis aujourd'hui devant toi tout en blanc, car le blanc dans notre pays natal
est signe de deuil.Je porte ton deuil.Nous avons tellement de points en commun
!
Tout d'abord notre enfance ; nous avions vécu dans le beau pays de hautes régions
du TONKIN dans une ville marquée à jamais dans la mémoire du Corps expéditionnaire
Français d'Extrême Orient, je veux dire CAOBANG.Lors du voyage en 1989 j'ai pu
te ramener un peu de sable de cette rivière, lieu privilégié de notre enfance.Comme
tu étais heureux de pouvoir retoucher cette terre qui nous a été si chère !
De mon aîné de 5 ans, tu as rejoint l'orphelinat René Robin, je t'ai suivi quelques
années plus tard.De là tu étais désigné pour rejoindre la première Ecole d'Enfants
de Troupe mixte Franco-Vietnamienne à PHU-LANG-THUONG.Une photo de cette première
équipe orne encore notre album des AETD.
En 1939, création de l'Ecole d'Enfants de troupe Eurasiens, transférée à Dalat
; tu faisais partie de la première petite promotion sortie en 1942.Vous n'étiez
pas nombreux : pas plus de 9 !
Sorti en 1942, tu avais comme première affectation, un Régiment de Tirailleurs
Tonkinois.
Le 9 mars 1945 : coup de force des NIPPONS.Alors que la majorité des troupes françaises
était capturée, toi, avec la colonne ALESSANDRI, tu as participé à un glorieux
combat retardateur qui t'a amené jusqu'en CHINE.Tu as échappé à une humiliation
captivité.
Après le débarquement des Troupes de LECLERC au TONKIN en mars 1947, tu es revenu
dans une région que tu connaissais bien pour participer à la reconquête et à la
pacification.
En 1956, tu quittas l'INDOCHINE déchirée et traumatisée pour rejoindre...l'ALGERIE
où ton courage a été encore une fois reconnu par tes chefs.
Prenant enfin une retraite militaire bien méritée, tu as encore travaillé pendant
une dizaine d'années. Homme d'action que tu étais, tu ne pouvais rester inactif..Je
t'ai retrouvé à COUCOURON d'abord, puis à VOGUE où tu étais un fidèle, ne manquant
à aucune de nos retrouvailles.
Ta maison, avec la complicité de DENISE, est devenue un havre de paix, lieu de
multiples réunions où chacun se trouvait si à l'aise grâce à votre gentillesse,
à votre bonté et à votre générosité.
Tu nous a quittés mais tu nous laisse de toi le souvenir d'un homme généreux,
fidèle en amitié, volontaire et batailleur contre la maladie.La preuve...Tu as
survécu à une maladie de la vessie urant 9 ans; l'année dernière encore, on t'a
enlevé l'estomac et cependant tu as encore repris le dessus.Hélas, la dernière
agression a été de trop pour toi."Mort où est ta victoire ?" Puisque tu reste
présent dans nos esprits et dans nos coeurs.
A notre futur réunion annuelle, d'abord, où tous nos défunts sont évoqués, tu
seras de celà.Mais encore, pour moi, comme pour les membres de ta famille, à chaque
célébration eucharistique, j'aurai une pensée pour toi.
A Denise, à vos enfants, MARCELLE, CHRISTINE, FREDERIC et JOEL, à ta petite fille
ELSA, ici présente, je vous présente mes condoléances profondes et sincères.
Vous pourrez toujours compter sur nous, les membres de votre famille spirituelle.
Au revoir Jean-Louis."